Ca serait trop facile...
Il était une fois une belle cage dorée. Grande, luxueuse, la lumière du jour illuminait la beauté de cette oeuvre d'art. Tout était parfait, d'un gout exquis !
La propriétaire de ce magnifique endroit était un tout aussi magnifique oiseau. Mais attention, pas n'importe quel oiseau ! Il n'avait ni plumes, ni bec, ni pattes griffues. Il n'avait d'oiseau que le nom d'ailleurs, bien que lorsqu'il voulait, il pouvait voler de la plus belle des grâces. Son pelage était tout comme la cage : un or pur, éclatant. Dans le miroir qui ornait cet endroit, l'oiseau ne se voyait pas de cette belle couleur... Pourtant, personne ne s'y trompait, et les gens mal intentionnés lui répétait que l'or de son pelage était fade. Les bien intentionnés eux, en faisaient maintes louanges !
Cette cage était grande et spacieuse. A tel point qu'un autre oiseau en or y habitait autrefois, en compagnie du premier ; mais attention, contrairement au propriétaire, ce n'était pas une couleur éclatante, il n'en avait que l'aspect. Et le vrai oiseau en or, un jour, s'en aperçut, et l'exclu violemment. Il en souffrit beaucoup car cet oiseau lui apporta beaucoup de malheur, mais cet acte avait un goût de libération. Le prix a payer était la solitude, et la plus belle des cages ne pouvait compenser ce manque...
Peu après, un oiseau tout blanc remarqua la cage, et l'oiseau en or. Ses plumes avaient l'air usées par le temps, bien que son âge était peu avancé. Après quelques gazouillis, il tomba vite amoureux de l'oiseau en or ! Il avait su voir en lui aussi bien la beauté intérieure qu'extérieur, et il décida de rejoindre ce bel endroit.
Ils roucoulèrent des jours heureux. Ses plumes reprenaient un blanc pur et éclatant. Comme si la confiance et la complicité avec l'oiseau en or avait l'effet d'une cure miracle ! La vie était belle, et ils ne manquaitent de rien.
Ils se permettaient même parfois d'ouvrir la cage, pour s'envoler au loin, voir ce qu'ils y trouvaient, et revenaient heureux, le coeur empli de joie. L'oiseau en or cuisinaient de bonnes petites graines, et les deux amoureux prenaient soin de leur nid.
Un jour où l'oiseau blanc regardait à travers les barreaux, il y aperçut un étrange oiseau. Sur quelques aspects, il ressemblait à l'oiseau en or, mais ses plumes étaient d'un noir immaculé. L'oiseau blanc reconnaissait une vieille connaissance, et était content de le revoir ! Ils gazouillèrent quelque peu, et leur amitié reprenait de plus belle. Un grand respect s'instaura entre les deux oiseaux.
Mais l'oiseau en or avait du mal à le supporter. Il ne pouvait comprendre que l'oiseau blanc était différent de son ancien colocataire, l'oiseau en toc ! Et cela le faisait souffrir, car il pensait que l'oiseau blanc allait partir. Pour se protéger, il décida donc de fermer de plus en plus les barreaux, jusqu'à ce que la lumière, et l'air, ne passent presque plus.
L'oiseau blanc, lui, ne comprenait pas ce qui se passait. Pourquoi la lumière du jour ne passait plus ? Elle faisait rayonner d'autant plus le beau pelage en or de son aimé. Il commençait à avoir peur d'étouffer, de perdre cette belle lumière de liberté, qui rendait l'oiseau en or si beau. Il commençait à se sentir comme espionné dans cet espace clos, comme si les gazouillis échangés avec l'oiseau noir étaient espionnés et interceptés, comme si ils étaient malsains !
L'oiseau blanc ne savait plus quoi faire, et il semblait plus distant de l'oiseau en or. Il n'espérait qu'une chose, que l'oiseau en or ouvre de nouveau les barreaux ! Pour qu'il puisse à nouveau le contempler ! Et continuer à roucouler des jours heureux...
Mais l'oiseau blanc savait très bien également que si la situation perdurait, il allait mourir étouffé. Et il ne pouvait s'y résoudre, bien qu'amoureux de l'oiseau en or, il ne pouvait pas le laisser l'étouffer... Si cela doit arriver, il trouvera les forces nécessaires pour ouvrir un espace entre les barreaux. Et s'envoler tout seul...
La suite de l'histoire n'est pas encore écrite. Si un jour, chers lecteurs, vous rencontrez un de ces oiseaux, demandez leur de vous narrer la fin de cette histoire... Que votre chère narrateur espère, se terminera bien.
pTy.


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